Google Me : la rumeur et la réalité... 1

Google Me : la rumeur et la réalité…

On dit que les meilleurs ingénieurs sont chez Google. Ce n’est pas vérifiable mais les projets passés ont bien démontré la puissance technologique de cette société et qu’ils sont capables de mettre très loin derrière tout la concurrence en quelques semaines (cf Google Caféine, l’indexation des réseaux sociaux, GMail, Google Wave, l’épatant Google Earth ou encore Android dont on a pas fini d’entendre parler). L’innovation technologique n’a pas de limites chez eux, les nouveautés de la société rythment le web régulièrement. Technologiquement, Google est toujours capable de surprendre a un niveau que l’on ne peut même pas imaginer, d’où les rumeurs les plus folles.

1. L’origine de la rumeur

Elle est tout de même à prendre avec beaucoup de précaution : Google travaillerait sur un nouveau réseau social appelé Google Me qui pourrait concurrencer Facebook. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre avec le réseau social Twitter.

Je ne l’alimenterai pas, pour la simple et bonne raison que Google est très difficile à prévoir et qu’ils misent avant tout sur une politique du silence : il n’avaient pas oublié Google Wave ou GMail dans un bar…

2. Là où je veux en venir…

Beaucoup ont peur et d’autres en rient. Pour ma part, je reste très sceptique face à une telle annonce et j’exposerai deux points principaux :

–          Le web social avec les dangers qu’il représente, les opportunités et les messages sous-jacents

–          La puissance Google qui fait que la rumeur est possible et pas folle, si le projet voit le jour il ne sera peut être pas condamné.

3. Le Web Social

3.1. L’origine

En fait, il existe depuis la nuit des temps, en fait depuis l’invention d’Internet. Le sens « social » désigne bien d’avoir des relations sociales avec des gens, c’est-à-dire des échanges. Les e-mails sont une forme d’échange, certes primaire mais c’en est une.

L’avènement d’Internet, le « Chat » en ligne, les sites de rencontres, les forums de discussion et les divers sites personnels ont complètement disséminé le web. Une seule et même personne pouvait faire partie de plusieurs structures (Forum automobile, groupe d’anciens du lycée etc…). Cette activité sur divers « réseaux » est signe d’une activité et d’une vie sociale de la personne.

3.2. Le cas Facebook

C’est le plus connu et le plus utilisé. A y regarder de plus près, chaque personne peut y trouver son compte, partager des choses avec ses amis, satisfaire des désirs de connaissance et de curiosité. C’est plutôt l’ensemble du web avec comme principal acteur l’utilisateur, ensuite l’ensemble des contenus qu’il convoite. Cela en fait beaucoup de points communs avec les sites persos ou les forums amateurs.

D’ailleurs, les intentions de la société d’implanter Facebook sur l’ensemble des sites web via la technologie OpenGraph montre bien la nouveauté : faire de l’utilisateur l’objet central. Tout le reste est déjà existant. Entre un compte Facebook qui fait tout et les 20 comptes de forum, l’adresse mail, le compte MSN, le compte Google Talk, le compte ICQ et j’en passe… Facebook arrive presque comme un messie dans le web « en bordel ».

Seulement, la vie sociale passe par un certain partage d’informations, qui est plutôt réglé par les administrateurs que les utilisateurs en eux-même. Cette situation a beaucoup alimenté les blogs et les journaux et, d’ailleurs, n’a pas fini de faire du bruit. Derrière l’aspect social du réseau, le financier a beaucoup d’importance pour les créateurs qui vont pouvoir se servir de la quantité astronomique des informations des internautes pour diriger vers des sites ciblés.

3.3. Twitter

Beaucoup plus simpliste et plus clair sur les conditions d’utilisateur, tout est misé sur le partage d’informations qui est réduit à sa plus simple expression : un mini message de 140 caractères.

La révolution vient de trois choses :

–          la centralisation des informations qui est ainsi beaucoup plus accessible plutôt que de la disperser sur le web entier. L’indexation par Google de Twitter a d’ailleur beaucoup joué en la matière

–          L’accessibilité : pas besoin d’être un crack, Twitter est très simple à utiliser donc accessible à un maximum de personnes

–          La réactivité : indexé en temps réel, le bond de l’accessibilité de l’information a été impressionnant là où les sites web principaux mettent des heures voire des jours à diffuser les informations.

3.4. Les bénéfices

Au final, peu d’acteurs ont réussi à se démarquer et pour une fois c’est une sorte de bénéfice : ils deviennent une référence pour l’ensemble de la communauté et il n’y a quasiment plus de choix à effectuer.

Chaque internaute n’est plus passif à lire des articles mais à désormais un rôle sur l’ensemble du web.

Le web social amorce un virage de l’utilisation du web qui n’avait guère évolué depuis sa création dans les années 90.

3.5. Les dangers

Il est parfois difficile de rester dans la réalité et de voir que l’on est sur un espace public, tout le monde peut y avoir accès.

On ne sait plus trop qui fait quoi et ce que deviennent les données que l’on a posté. La perte de contrôle de sa propre image peut arriver vite. Je pense que les comportements évolueront rapidement, le temps que les personnes fassent des boulettes et qu’ils comprennent l’utilisation de tels outils.

4. Google

4.1. Puissance financière

La société a un énorme avantage par rapport à d’autres : les risques pris sont maigres puisque la plupart de ses produits sont gratuits, ils peuvent donc se permettre quelques expérimentations.

De plus, le portefeuille de cette société est plus que plein et les cerveaux regorgent d’idées et d’applications. Si le simple but est de copier Facebook, Google aurait largement les moyens de racheter la société.

4.2. La puissance technique et technologique

On ne présente plus Google, le parc de serveurs le plus important du monde entier, une puissance de calcul quasiment impossible à mesurer, un potentiel technique hors normes et déjà en place : un énorme atout pour le déploiement.

4.3. La gestion de la concurrence

Ce n’est certainement pas le fort de la compagnie, ils ont plutôt tendance à écraser la concurrence d’un énorme coup de poing technologique sans même miser sur une quelconque campagne publicitaire. C’est la bête noire à éliminer, les innovations ne préviennent pas, ça tombe d’un coup et de manière binaire : énorme succès ou flop total.

Cet aspect a déjà été largement vu bien des fois et Google nous a montré à plusieurs reprises que rien n’est joué d’avance et que eux même se sentent en danger. GMail est sorti au pire moment que l’on puisse imaginer : en 2004 les fournisseurs d’accès et des sociétés concurrentes proposaient toutes le même genre de service mail. Google est arrivé avec ses grosses bottes dans ce milieu, avec plusieurs gigas de stockage, un webmail réellement novateur et encore aujourd’hui, la concurrence cout derrière.

Le cas le plus impressionnant reste tout de même Android. A l’origine, c’est un petit investissement de Google dans une startup qui éditait des logiciels pour mobiles et qui avait commencé son propre système d’exploitation à destination des smartphones. Google a entièrement repris le projet et créé une énorme machine autour (Open Handset Alliance) et le succès a enterré Microsoft, détourne Nokia et fait trembler Apple. Seulement, en 2006 tous les téléphones sans exception étaient équipés d’un système d’exploitation, l’innovation technologique et la puissance de Google ont incité les constructeurs à intégrer Android dans leurs mobiles et la croissance continue toujours à un rythme Googlien.

4.4. Google dans le social ?

Largement envisageable… Les projets passés, le goût du risque de la société peut laisser apparaître cette possibilité.

Seulement, contrairement à Google Buzz, le succès ne pourra arriver qu’à une seule condition : qu’il y ait de réelles innovations et non un simple plagiat de la concurrence.

A propos Mathieu Passenaud

Passionné de technologies Web, diplômé d'informatique embarquée et actuellement dans le développement d'applications en Cloud Computing.

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