Projet HomeLab: ça démarre

J’ai lancé depuis quelques semaines mon projet HomeLab. L’objectif est donc de créer un laboratoire informatique à la maison qui me permettra d’une part de tester plus facilement des logiciels, des distributions, des serveurs pour continuer à me former sur les technos… et d’autre part de mettre place quelques services en production: réorganisation de l’informatique “familiale”, multimédia et rapatriement de services web in ze cloud dans lesquels je n’ai plus confiance.

Pourquoi ?

Le déclic qui me pousse à rapatrier certains services chez moi a été l’abandon de Google Reader. J’ai déjà expliqué dans un article précédent que c’était la goutte de trop… J’ai perdu confiance dans les services cloud, les risques liés à la confidentialité de mes données et l’utilisation qui en sont faites.

Le message de Google “Don’t be evil” est devenu complètement galvaudé, Google a besoin de faire de l’argent et sa matière première c’est nous… Enfin plutôt les tonnes d’informations qu’ils détiennent sur nous, qu’on leur a donné volontairement en échange des services gratuit, rapide qui nous simplifiait la vie.

Avec l’affaire PRISM qui vient de péter à la “gueule” de la NSA et du FBaïe, cette devise, devenue le pilier identitaire central de Google, vacille et c’est toute l’industrie du cloud qui va en faire les frais (à juste titre). Cela fait longtemps qu’on le dit, si on utilise des services d’entreprises américaines dont les serveurs sont sur le territoire américain (et ailleurs aussi peut-être), on tombe sous la loi américaine avec son droit de “regard” … pour piller quelques secrets industriels, propriétés intellectuelles, gagner des batailles dans la guerre économique, POUR PROTEGER LES CITOYENS AMERICAINS !

 Arrêtons la “philosophie” et parlons technique

Je l’appelle HomeLab, certains appelle ça white box ou home server… Pour clarifier les choses, c’est une tendance dans l’univers geek, liée au DIY (Do It Yourself) et à l’auto-hébergement qui consiste à créer son propre serveur à la maison.

Pour ma part, je me suis pas mal inspiré du projet de notre ami lointain Vladan qui a réalisé un Hybrid ESXi Whitebox and Storage en créant au départ son propre NAS basé sur SoftNAS.

L’objectif est donc de regrouper dans un seul serveur l‘infrastructure virtuelle et le stockage et en ajoutant quelques contraintes supplémentaires:

  • Une consommation électrique la plus limitée possible puisqu’il tournera 24h/24 et 7j/7
  • Le plus silencieux possible (ceux qui ont eu un “vrai” serveur Dell, HP ou autre à la maison me comprendront – pensez au WAF)
  • Encombrement minimal

Après des semaines de lecture sur les forums, blogs… Je me suis finalement laissé tenter par le HP N54L, un mini serveur destiné aux TPE dans lequel j’ai rajouté 1 disque de 500 Go pour les VM avec OS, 2 disques de 2 To pour les données et 16 Go RAM (même s’il est spécifié 8Go maxi par HP)

hp54l

Vu ces caractéristiques techniques, ce n’est pas une bête de course… mais suffisant pour faire tourner au moins 2 VM en production et quelques VM de test de temps en temps.

Avis de recherche

Mes premiers tests sont satisfaisant en terme de rapport qualité/prix/performance mais par contre, les performances réseau se dégradent très rapidement avec plusieurs VM. Je recherche donc une carte HP NC360T Dual Port Gigabit ou Intel dual port NIC EXPI9402PTBLK à un prix correct.

Amis admin sys, cherchez bien dans vos tiroirs et armoires et n’hésitez pas à me faire une propale dans les commentaires ou via la page contact(j’ai trouvé)

Conclusion

Le DIY est toujours intéressant à réaliser, cela permet de mettre en pratique des notions que l’on a pas pas forcément l’habitude de pratiquer, je fais une spéciale dédicace à Olivier et ses articles sur la virtualisation et le stockage qui m’aident beaucoup dans cette démarche… Les prochains articles seront forcément beaucoup plus techniques avec un descriptif complet : virtualisation VMware, VM XPEnology (un hack du firmware Synology)…

A propos Nicolas Chopin

Fondateur du site SynerGeek.fr. Passionné par l'informatique, le web et les technologies, j'aime partager mes découvertes. Rejoignez-nous pour partager vos connaissances, vos expériences et développer votre réseau professionnel

Je vous propose également...

OnlyOffice, une solution CRM/Gestion documents et plus encore…

Depuis 2 ans que j’ai repris la présidence d’une association sportive (tennis, badminton, volley, fustal …

J’ai tout cassé mon Xpenology

Cette semaine, je me suis offert un disque SSD, un Intel 530 de 240 Go, suite à la vente d'un vrai Synology CS-407. L'objectif étant de m'en servir pour héberger mes VM du HP N54L. Tout content, je m'empresse de déplacer mes quelques VM, Ubuntu, Debian, Zeroshell, Pfsense, Win 7 et enfin Xpenology... Et là c'est le drame !!!

9 commentaires

  1. Homelab forever 🙂
    Ca me rappelle mon projet homelab, commencé il y a plus de 10 ans avec les redirecteurs dns gratuit… mais up & running 24/24 7/7 depuis 2006
    En tout cas bonne continuation dans ton projet, même si j’arrive un peu tard!

    • Il n’est pas trop tard puisque c’est un sujet toujours vivant… et qui s’améliore de semaine en semaine.
      Merci pour les encouragements

  2. Bonjour,
    vraiment intéressant cet article.
    vivement les descriptifs techniques 🙂

  3. Petit up, ou en est le projet ?

  4. Olivier (pas celui dont tu parles :))

    “Donc le choix de vmware pour l’instant est plutôt professionnel, afin de continuer à me former dessus, prendre des réflexes qui font gagner du temps.”

    BIIIIIIIP… Mauvaise réponse ! Les réflexes qui font gagner du temps sont justement ceux qui t’ont amené à essayer et t’assoupir au milieu de tous les services que tu rejettes aujourd’hui et qui te poussent à l’auto-hébergement : facilité d’accès, gratuité souvent, ergonomie et finalement confort du statu quo… tout ça au prix de la dépendance technique auprès d’une plateforme qui est hors de ton contrôle, et de l’impossibilité d’assurer la confidentialité de tes données.

    Autre chose ? 🙂

    Note : OK, je te l’accorde, je cherche la petite bête… mais faut être cohérent quand on prend ce genre de décision ! C’est vrai, quoi ! 🙂

    • Ouaaah un philosophe du libre (ça va finir en troll ça, non ???)

      Il n’y a pas de mauvaise réponse il y a juste des choix.

      1) j’ai déjà eu des dizaines de fois des discussions avec Olivier (celui dont je parle) sur le libre, l’open-source et la capacité à l’introduire en entreprise… et malheureusement à de rares exceptions près c’est très difficile sans une volonté globale. Les responsables informatiques sont assez frileux sur le sujet et préfèrent bien souvent “rejeter” les responsabilités sur un gros éditeur le jour où il y a un soucis. De ce fait, il est difficile d’en vivre professionnellement… donc autant approfondir mes connaissances sur des plateformes utilisées en entreprise.

      2) A la maison les ordinateurs personnels sont des Mac, les serveurs sous Linux et au boulot c’est 99% du Windows (bonjour la “gymnastique intellectuelle” pour basculer plusieurs fois par jour d’un système à l’autre) Je ne suis donc pas un ayatollah d’un système en particulier, je reste open mind tant que cela répond à mon besoin ou mes objectifs

      3) Maintenant on est toujours dépendant d’une techno, que ce soit kvm, vmware, proxmox…

  5. Olivier (pas celui dont tu parles :))

    OK… je bookmark le programme et je vais te suivre de près !

    Pour commencer, et dans la continuité de la logique de largage des technos développées sous contrôle possible de Big Brother, pourquoi s’orienter vers du VMWare propriétaire plutôt que vers de l’open source, comme Xen, pour la virtualisation ?

    • Merci pour ton commentaire… En ce qui concerne mon choix pour la plateforme de virtualisation, il n’est pas définitif.
      J’utilise déjà Proxmox sur la plateforme hébergée chez notre partenaire Normhost sur laquelle il y a entre autre le site Synergeek.fr.
      Donc le choix de vmware pour l’instant est plutôt professionnel, afin de continuer à me former dessus, prendre des réflexes qui font gagner du temps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.